Ouah, je prend du retard....c'est depuis l'Equateur et maintenant depuis le travail qui a commencé il y a deux jours que je vous raconte mes derniers jours de vacances. Il est possible que vous y sentiez un petit air de nostalgie !
Pour situer, ca remonte aux 3/4/5 févrire je crois
L'après parc naturel est un retour progressif à la civilisation. Cela commence naturellement par le transport, soit cinq heures de bus pour 100km, je vous laisse imaginer les aspérités de la piste qui justifient tout ce temps. Je tiens à préciser que si chez nous les places du fond sont convoitées par les petits collégiens, ici elle sont à banir, ma tête incrustée au plafond que c'est vrai !
San Augustin est donc un village touristique perdu au milieu d'un magnifique nul part. On notera sa concentration en statues de pierre, reliques d'une société au destin funeste qui respectait ses morts en leur édifiant des tombeaux gardés par ces divinités massives aux dents acérées et souriantes.
J'arrive ici par le bus de 15h30, enfin au croisement d'à côté, je monte dans le taxi qu'on m'a réservé exprés. Le taxi me pose à la "tourist imformations"....là j'avais préparé mon coup, je demande le camping. Je n'ai pas de tente mais je pense qu'il y a une chambre au camping depuis que j'ai mélangé deux paragraphes de la rubrique "hostals" de mon Loneley Planet. Toujours est-il que mon bluff involontaire marche bien. Je me trouve la chambre la moins chère de la ville, la plus spartiate mais la plus tranquille, dans le bâtiment des douches. Précisons que à part 4 campeurs seules les vaches du proprio utilisent la pelouse !
Donc au passage je rencontre quatre campeurs, un couple d'allemande-Suisseallemand et un autre de colombiens.
Je prend le service rendu par le gars de l'office du tourisme (privée bien sûr) comme un excès de bonne volonté... pas si vite ! Plus tard il se fait des petites excursions jusqu'au camping spécialement pour me proposer la dernière place d'un "Jeep tour" avec 30% de réduc, ou un tour à cheval, .... Bon c'est normal, c'est le tourisme, mais j'ai pas d'sous (j'ai l'portefeuille qui p... avec tout ces transports et hotels à trois fois rien qui finissent par coûter) alors je lui dit non merci. Je me fais mon petit programme sur deux jours comme suit.
En touriste moyen, je commence par le parc archéologique, je prend mon temps, je savoure, c'est très impressionnant. Ce sont d'immenses plâteformes (mesitas) de roche complètement nivelées à la sueur de nos tailleurs préhistoriques. Sont creusés de simples tombeaux aux formes très euclidiennes (plans inclinés, angles, angles droits...) et dressés des monticules de terre, abritant quelque notable ou dirigeant et sa famille, gardés par ce qui en photo sont devenus des clichés (!) mais en vrai sont... En plus manquent les couleurs d'époques je crois.
On peut profiter de la même (pré)histoire mais diluée au fil des sentiers équestres autour du village. Le lendemain, je fais équipe avec les allemands, grand soleil. Tous d'accord sur la supérioté (objective) de ce mode de découverte jusqu'à ce que se présentent un petit sentier boueux et un petit américain aventureux....Après quelques pas trop profonds le couple préfère ne pas tenter et rentrer tranquillement, tandis que je me fais un nouvel équipier. Objectif la dernière mesita de la ballade.
Pas de suspens, pas de tombeau. En revanche on débouche sur un champ de canne à sucre, duquel nous ôtons un exemplaire, pour goûter. Délicieux ! Un bambou plein de fibres et d'un jus absolument divin (je déconne pas). Je me rend compte que ca fait presque un mois que je bois mon café avec du sucre. Qu'il est bon ce sucre !
Finalement trois plantes y sont passées pour les provisions.
De cannes à sucre en mûres sauvages ou en tomates de arbol (tomate sucrée) on retrouve notre chemin et même un 4*4 pour le village, on passe sous le nez des allemands en sueur (re ñark ñark ñark).
J'invite David à venir manger au camping. Au menu : riz en sauce tomates (...) cuisiné au feu de bois, complété de la guacamole de notre hôte américano-mexicain. Très bonne soirée à refaire le monde en anglais en se racontant nos petites vies tranquilles face à l'immensité problématique....et puis on rigole aussi !
(toujours pas de photo, j'en attend quelques unes par mail au fil de mes rencontres)
Népal Népal Népal Népal Népal Népal Népal Népal Népal
Il y a 16 ans
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