vendredi 13 février 2009

ECUADOR

Je zappe le voyage, juste je recroise des déjà croisées. Oui j'ai l'impression de ne rencontrer que des femmes, la plupart très charmantes (sans utiliser les mots d'un autre language !) ! Le comble c'est que je ne fais que les rencontrer, une, deux, trois fois (plus rare), sans suite possible, mais pourtant bien imaginée... bon je m'égare un peu... mais il faut de tout pour faire... un homme... et d'ailleurs il y a des manques.

Après ce scoop bien gras revenons-en à la réalité, elle se situe maintenant dans la petite ville équatorienne d'Otavalo. Encerclée par une région grandiose : deux volcans, des dizaines de lacs et de vallées florissantes comme celle où je me rendrai dans trois jours.

C'est vendredi. Demain la marché occupera les trois quart de la ville me confirme-on (Le routard (cette fois-ci) n'a pas manqué d'en parler).
En effet, super ce marché, on y vend du haricot vert aux tissus de toutes formes en laine de lama en passant par les instruments de musique locaux, notamment le Kena, petite flute locale. J'ai eu l'occasion d'essayer celle d'un voyageur à Bogota, ca a pas l'air trop dur, c'est léger, ce coûte pas cher, et surtout ca sonne vraiment bien.
J'ai aussi besoin d'un pull. J'ai perdu mon unique dans un bus...sensation de déjà vu que je n'ai pas perdue !
Mon nouveau pull dépassera en revanche de mille points toutes les caractéristiques de l'ancien, sauf son prix. Je le négocie jusqu'à une valeur qui me semble correcte, je ne peux pas dire bien ou pas j'ai pas de référence sauf qu'il était à 22 et que je l'ai eu à 15 (dollars).

Deuxième jour dans le coin, lac de Cuicocha, sorte d'immense cratère au pied du volcan Cotacachi. C'est super, je rencontre un américain (Jim) dans le bus, puis nous faisons une coalition pour prendre le 4*4 qui va au lac avec un couple de québéquois (Stéphane et Mélanie) et un autres d'allemands (ben eux ché pas...).
Le grand classique ici, c'est le tour du lac, mais attention, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (face au lac à partir des restaus) s'il vous plaît ! Comprend pas pourquoi....comme l'américain et les québéquois. On fait équipe dans l'autre sens....
Eh ben ils avaient raison, ou alors on avait envie de changer du grand classique, je sais pas. toujours est-il qu'on commence par une route qui s'éloigne un peu du lac pour normalement le rejoindre. Nous on s'est éloignés....je passe les détails, sauf qu'on a fait un tour de 4h en 8.
Cela dit c'était super classe, on a bien ri en plus.

Stéphane à longtemps bossé pour des études d'impact écologique de centrales hydro au Québec et Mélanie est géologue et ingénieuse en mécanique géologique, bien trouvé ! Et même au delà, on s'est super bien entendus, jusqu'au point de continuer l'équipée pour le lendemain : Volcan Imbaburra !

Deuxième périple aux altitudes qui rendent somnambule et donnent l'air un peu teubé. Ils étaient pas trop acclimatés encore et peinaient un peu pour monter, j'avoue que je n'ai pas été aussi fluide que la dernière fois. Pas plus de dénivelée, mais celui-ci est vraiment très raide, et pour atteindre le vrai sommet, il faut redescendre sur une mini arête pleine de risques de tomber (eh oui il y a deux flaises en une), traverser un moment et rattaquer à crapahuter entre sentier et cailloux. Bref, vous aurez compris qu'on s'arrête au faux sommet, celui qui fait 4500 et pas 4600...content quand même de l'effort fourni, affamés, et pas trop décus car comme la première fois on nage dans le yahourt.

Le soir on fête ca au restau Mexicain, on est fatigués, mais bonne ambiance, le québéquois j'aime bien ca, ca me fait rire, et puis ils utilisent plein de mots qui changent de ceux qu'utilise Sylvain (mon psy de des fois). Connaissez le Tuque, les Pôles (le bonnet, les bâtons).
Je suis accueilli au Québec quand je veux et accueille Steph et Mél quand ils veulent !
J'y songerai, je pense aue ce me tenterai bien le québec !
C'était bien de la balle ces deux jours de marche.

A y est, demain je rencontre Denis Laporta, coordinateur de HidroIntag. Ah non pas demain, changement, mercredi matin à la première heure je pars pour Apuela.

La encore les photos arriveront un jour par voie 01esque. Je constate que la page est pratiquement intégralement couverte de hiérogliphes maintenant...quel con quan même !

samedi 7 février 2009

San Augustin

Ouah, je prend du retard....c'est depuis l'Equateur et maintenant depuis le travail qui a commencé il y a deux jours que je vous raconte mes derniers jours de vacances. Il est possible que vous y sentiez un petit air de nostalgie !
Pour situer, ca remonte aux 3/4/5 févrire je crois


L'après parc naturel est un retour progressif à la civilisation. Cela commence naturellement par le transport, soit cinq heures de bus pour 100km, je vous laisse imaginer les aspérités de la piste qui justifient tout ce temps. Je tiens à préciser que si chez nous les places du fond sont convoitées par les petits collégiens, ici elle sont à banir, ma tête incrustée au plafond que c'est vrai !

San Augustin est donc un village touristique perdu au milieu d'un magnifique nul part. On notera sa concentration en statues de pierre, reliques d'une société au destin funeste qui respectait ses morts en leur édifiant des tombeaux gardés par ces divinités massives aux dents acérées et souriantes.

J'arrive ici par le bus de 15h30, enfin au croisement d'à côté, je monte dans le taxi qu'on m'a réservé exprés. Le taxi me pose à la "tourist imformations"....là j'avais préparé mon coup, je demande le camping. Je n'ai pas de tente mais je pense qu'il y a une chambre au camping depuis que j'ai mélangé deux paragraphes de la rubrique "hostals" de mon Loneley Planet. Toujours est-il que mon bluff involontaire marche bien. Je me trouve la chambre la moins chère de la ville, la plus spartiate mais la plus tranquille, dans le bâtiment des douches. Précisons que à part 4 campeurs seules les vaches du proprio utilisent la pelouse !
Donc au passage je rencontre quatre campeurs, un couple d'allemande-Suisseallemand et un autre de colombiens.

Je prend le service rendu par le gars de l'office du tourisme (privée bien sûr) comme un excès de bonne volonté... pas si vite ! Plus tard il se fait des petites excursions jusqu'au camping spécialement pour me proposer la dernière place d'un "Jeep tour" avec 30% de réduc, ou un tour à cheval, .... Bon c'est normal, c'est le tourisme, mais j'ai pas d'sous (j'ai l'portefeuille qui p... avec tout ces transports et hotels à trois fois rien qui finissent par coûter) alors je lui dit non merci. Je me fais mon petit programme sur deux jours comme suit.

En touriste moyen, je commence par le parc archéologique, je prend mon temps, je savoure, c'est très impressionnant. Ce sont d'immenses plâteformes (mesitas) de roche complètement nivelées à la sueur de nos tailleurs préhistoriques. Sont creusés de simples tombeaux aux formes très euclidiennes (plans inclinés, angles, angles droits...) et dressés des monticules de terre, abritant quelque notable ou dirigeant et sa famille, gardés par ce qui en photo sont devenus des clichés (!) mais en vrai sont... En plus manquent les couleurs d'époques je crois.

On peut profiter de la même (pré)histoire mais diluée au fil des sentiers équestres autour du village. Le lendemain, je fais équipe avec les allemands, grand soleil. Tous d'accord sur la supérioté (objective) de ce mode de découverte jusqu'à ce que se présentent un petit sentier boueux et un petit américain aventureux....Après quelques pas trop profonds le couple préfère ne pas tenter et rentrer tranquillement, tandis que je me fais un nouvel équipier. Objectif la dernière mesita de la ballade.

Pas de suspens, pas de tombeau. En revanche on débouche sur un champ de canne à sucre, duquel nous ôtons un exemplaire, pour goûter. Délicieux ! Un bambou plein de fibres et d'un jus absolument divin (je déconne pas). Je me rend compte que ca fait presque un mois que je bois mon café avec du sucre. Qu'il est bon ce sucre !
Finalement trois plantes y sont passées pour les provisions.

De cannes à sucre en mûres sauvages ou en tomates de arbol (tomate sucrée) on retrouve notre chemin et même un 4*4 pour le village, on passe sous le nez des allemands en sueur (re ñark ñark ñark).

J'invite David à venir manger au camping. Au menu : riz en sauce tomates (...) cuisiné au feu de bois, complété de la guacamole de notre hôte américano-mexicain. Très bonne soirée à refaire le monde en anglais en se racontant nos petites vies tranquilles face à l'immensité problématique....et puis on rigole aussi !

(toujours pas de photo, j'en attend quelques unes par mail au fil de mes rencontres)

Popayan, parque naturel Puracé

Hola todos,

Je me décide enfin à partir de Bogota pour rejoindre la nature verdoyanye dudit parc.
Au passage je passe une nuit étape à Popayan, la précédente nuit correspondant aux 12h de bus...
Bref petite ville bien sympathique ou il n'y a pas grans chose à faire à par le marché et regarder les grans travaux de la place de la mairie.
Je rencontre trois voyageuses dont une me parle du volcan que je comptais gravir, mes véléités n'en sont que renforcées de savoir que c'est à la portée du moindre touriste !

Le petit monticule d'à côté est tout à fait idéal pour prendre quelaue photos et déambuler d'une journée de sieste !












Parc Puracé suite

Après Popayan c'est le grand trou, ni noir, ni blanc, ni d'aucune espèce de coloris...
Place à l'exploit qui pour moi n'en est pas vraiment un : je ne sais pas ce qui glisse le plus entre les objets ou ma poche. Bref il s'agit de l'appareil photo, qui dans l'ambiance rebondie de deux heures de bus sur une piste inégale, s'est retrouvé... ben je ne sais pas où, et m'en suis apercu trop tard !
Dorénavent les paysages, verdoyants ou rocailleux, ne seront que pattes de mouches électroniques trottant sur fond clair... !
Cela risque de m'obliger à redoubler d'imagination pour attiser les curiosités, ou la laisser choir comme une branche morte.


Aller, je me risque à vous raconter mes deux jours de nature.

Vous savez déjà en partie pour le bus, je me rend au "cruce de la mina", de là je prend à droite pour l'indescriptible lieu d'accueil touristique de la région.
Arrivé aux thermes de San Juan j'apprend que ma destination est à 1h de bus en arrière. Bref ce bus ne m'a pas vraiment réussi !

Ce lieu touristique, entre hôtel-restaurant et refuge, à trois kilomètres de la piste principale, en lisière supérieure de la forêt équatoriale, 3300m d'altitude, propose un tout absolument spartiate mais chaleureusement égayaé par une (ou les deux je sais pas trop) famille(s) souriante.
Au menu : soupe bien chaude et repas traditionnel (truite ou poulet, riz haricots rouges ou patates, platanos et riz), soirée auprès du feu entre voyageurs et gérants, puis entre voyageurs seulement, il y a le foot à la télé. Et oui, tout comme un refuge mais avec les délices de la vie moderne !


Je passe mon premier jour avec deux voyageurs rencontrés la veille, Julien et Yaraa (Francais et Israelienne). On commence par les condors.
Alors il faut savoir que les condors viennent entre 8 et 9h. Ils ne tolèrent pas le retard. Encore pire, quand il fait beau ils repartent illico presto dans la force des courant ascendants.
8h, rien...sauf une quinzaine de touristes à attendre, il fait beau. 8h30, devinez...l'un de nous observe une crotte de condor sur le rocher voisin...c'est bien là !
9h le gérant se pointe en quatre quatre avec sa cargaison de viande en putréfaction, ses enfants déversent ce met sur le rocher en question.
11h deux condors nous narguent, perchés sur la falaise voisine: L'un tente une approche, sait la proximité de la nourriture, se pavanne cinq secondes au dessus de nos têtes déridées, s'enfuit. Plus rien que deux condors à observer aux jumelles. En vrai c'est déjà pas mal, mais ils étaient sensés venir à 5m alors comprenez.
Devons-nous en déduire qu'ils n'ont pas faim ?
Très belle morale en tout cas à la grossièreté de cette technique et à notre absolu manque de discrétion : vingt touristes habillés de couleurs fluos et beuglants à l'approche de l'oiseau.
Il paraît que c'est pas grave quand le rapace a très faim.

Ensuite direction la cascade San Nicolas. Dans notre cas, arrivés au pied de la cascade c'était comme si on étaient déjà passés dessous, quatre kilomètres de pluie, 1km de sentier disons "boueux", je ne connais pas les standards mais 20cm de boue me suffisent. C'était quand même super bien ! Et puis ca fait des trucs à raconter. Immaginez si je devais décrire le paysage....bon aller simplement c'est vert de tous les verts. Ca grouille du sol au plafond de feuilles dont on ne ne connais pas le propriétaire, il n'y a pas de bois mais que de la mousse et des centaines de rideaux de toutes les tailles. On grimpes sur de moux dos statiques à la longue laine toujours jeune pour finalement se sentir décoiffés et brumisés par un vent de 50m de hauteur.


Deuxième soirée auprès du feu. Avant goût du volcan du lendemain avec un groupe de colombiens faisant sécher leur vêtements...je récolte les conseils, recois une invitation du guide local à joindre son groupe, puis on passe à autre chose. Je tchatche longuement avec une voyageuse colombienne aux nombreux bons plans en Equateur et Bolivie. Bonnes auberges et bars ou l'on peut trouver du boulot si on tombe en rade.

Je mets le réveil à 4h30...de l'après midi, râté ! Je me lève quand même à 6h avec le jour et l'excitation, mon sac est près, pas de petit dej, j'ai tout avalé la veille. Je me lance alors dans l'ascention, seul comme me l'indique mon souhait. La forêt se transforme instantanément en parcs à bovins tapissant de leurs motifs liniformes les deux premiers contreforts, fort raides d'ailleurs.
Je rejoins le groupe de marcheurs...je continue. Les parcs se changent en une immense tourbière pratiquement plate où le jeu est de sauter d'îlots en îlots sans plonger dans les flaques argileuses pouvant aller jusqu'à 50cm (selon le gérant, j'ai pas eu l'opportunité !)
Je passe le chemin de gravier montant à une vieille antenne relais désafectée pour rejoindre ce qui me parait être le dernier mur. En fait j'en sait rien, au dessus c'est de la crème fouettée.
Il y a finalement trois murs, le premier est encore un tapis vert et humide, puis il laisse place à des mousses de plus en plus ridicules sorte rouille sur pierre noire, tandis que la crème fouette le visage. Je me trouve un refrain de reggae bien lent (one step...) et continue dans la poussière figée par l'humidité, la pente s'adoucit, par moments je devine une grande étendue plane en même temps que je sens la chaleur d'un disque jaune laiteux...ouf
Il paraît qu'il y a un cratère, pour moi c'était une grande ligne droite séparant le plat d'un précipice accidenté. Je la suis un moment, dans un sens, dans l'autre. Un peu de lave et je savias où l'homme s'est inspiré l'enfer.
Il est agréable de déambuler sur le plat du sommet jusqu'au moment où je me se sent brumisé jusqu'aux os, en plus je vois rien, je m'acclimaterai un autre moment, ciao.

Finalement 6h m'on suffit pour l'aller retour + casse croute à la descente. Je passe une après midi entre soleil et petite bruine sur la terrasse, bière, bouquin, repos. Deux heures plus tard le petit groupe guidé refait apparition, gnark gnark ñark !

lundi 2 février 2009

l´hôtel

Après 10 jours chez Isa, j'ai décidé de passer quelques jours dans une auberge de jeunesse à Bogota pour changer un peu.
Petite maison très sympatique avec une sorte d'atrium, salon, cuisine et café à volonté.

Effectivement ca change !
La langue après le Hola c'est l'anglais. Se mêlent canadiens, suisses, allemands, francais (eh oui), américains, et quelques voyageurs intracontinentaux argentins et chiliens.
Ici on parle voyage, la moyenne instantanée de temps de voyage (au moment de la rencontre) est d'environ 4 mois. Autant dire que j'aurais passé tout mon temps à écouter si je n'avais pas sympathisé avec Denise et Thomas. Tous les deux suisse allemand.

moncerrate le retour

...enfin l'aller plutôt !

Ca y est j'ai pris mon courrage à deux mains et suis parti affronter l'inafrontable, rien du tout, à part des centaines de marches sous le soleil. A la descente ca fait juste mal aux cuisses mais là je sens mon souffle de clopeur à 2600m. Pas si terrible que ca quand même.

J'ai hésité à prendre le téléphérique pour rentrer histoire de faire une boucle symétrique...





























La chiva

Une fiesta dans un bus typique sudaméricain : la Chiva.
Idée originale pour l'intégrations des Intercambios à Bogota pour un semestre...et du touriste que je suis !
L'excitation est génerale, le fête débute donc dans ce bus very old style qu'on qualifierait de tout de guingois chez nous et dans lequel on n'autoriserait jamais 20 étudiants émechés (en passant les détails) à faire la fête dedans. Faut dire que le tacot est bien équipé : sono et lumière, une vrai boîte roulante, limite pas besoin de danser, et puis on voit pas quand tu titubes !
Sans commentaire...