Je zappe le voyage, juste je recroise des déjà croisées. Oui j'ai l'impression de ne rencontrer que des femmes, la plupart très charmantes (sans utiliser les mots d'un autre language !) ! Le comble c'est que je ne fais que les rencontrer, une, deux, trois fois (plus rare), sans suite possible, mais pourtant bien imaginée... bon je m'égare un peu... mais il faut de tout pour faire... un homme... et d'ailleurs il y a des manques.
Après ce scoop bien gras revenons-en à la réalité, elle se situe maintenant dans la petite ville équatorienne d'Otavalo. Encerclée par une région grandiose : deux volcans, des dizaines de lacs et de vallées florissantes comme celle où je me rendrai dans trois jours.
C'est vendredi. Demain la marché occupera les trois quart de la ville me confirme-on (Le routard (cette fois-ci) n'a pas manqué d'en parler).
En effet, super ce marché, on y vend du haricot vert aux tissus de toutes formes en laine de lama en passant par les instruments de musique locaux, notamment le Kena, petite flute locale. J'ai eu l'occasion d'essayer celle d'un voyageur à Bogota, ca a pas l'air trop dur, c'est léger, ce coûte pas cher, et surtout ca sonne vraiment bien.
J'ai aussi besoin d'un pull. J'ai perdu mon unique dans un bus...sensation de déjà vu que je n'ai pas perdue !
Mon nouveau pull dépassera en revanche de mille points toutes les caractéristiques de l'ancien, sauf son prix. Je le négocie jusqu'à une valeur qui me semble correcte, je ne peux pas dire bien ou pas j'ai pas de référence sauf qu'il était à 22 et que je l'ai eu à 15 (dollars).
Deuxième jour dans le coin, lac de Cuicocha, sorte d'immense cratère au pied du volcan Cotacachi. C'est super, je rencontre un américain (Jim) dans le bus, puis nous faisons une coalition pour prendre le 4*4 qui va au lac avec un couple de québéquois (Stéphane et Mélanie) et un autres d'allemands (ben eux ché pas...).
Le grand classique ici, c'est le tour du lac, mais attention, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (face au lac à partir des restaus) s'il vous plaît ! Comprend pas pourquoi....comme l'américain et les québéquois. On fait équipe dans l'autre sens....
Eh ben ils avaient raison, ou alors on avait envie de changer du grand classique, je sais pas. toujours est-il qu'on commence par une route qui s'éloigne un peu du lac pour normalement le rejoindre. Nous on s'est éloignés....je passe les détails, sauf qu'on a fait un tour de 4h en 8.
Cela dit c'était super classe, on a bien ri en plus.
Stéphane à longtemps bossé pour des études d'impact écologique de centrales hydro au Québec et Mélanie est géologue et ingénieuse en mécanique géologique, bien trouvé ! Et même au delà, on s'est super bien entendus, jusqu'au point de continuer l'équipée pour le lendemain : Volcan Imbaburra !
Deuxième périple aux altitudes qui rendent somnambule et donnent l'air un peu teubé. Ils étaient pas trop acclimatés encore et peinaient un peu pour monter, j'avoue que je n'ai pas été aussi fluide que la dernière fois. Pas plus de dénivelée, mais celui-ci est vraiment très raide, et pour atteindre le vrai sommet, il faut redescendre sur une mini arête pleine de risques de tomber (eh oui il y a deux flaises en une), traverser un moment et rattaquer à crapahuter entre sentier et cailloux. Bref, vous aurez compris qu'on s'arrête au faux sommet, celui qui fait 4500 et pas 4600...content quand même de l'effort fourni, affamés, et pas trop décus car comme la première fois on nage dans le yahourt.
Le soir on fête ca au restau Mexicain, on est fatigués, mais bonne ambiance, le québéquois j'aime bien ca, ca me fait rire, et puis ils utilisent plein de mots qui changent de ceux qu'utilise Sylvain (mon psy de des fois). Connaissez le Tuque, les Pôles (le bonnet, les bâtons).
Je suis accueilli au Québec quand je veux et accueille Steph et Mél quand ils veulent !
J'y songerai, je pense aue ce me tenterai bien le québec !
C'était bien de la balle ces deux jours de marche.
A y est, demain je rencontre Denis Laporta, coordinateur de HidroIntag. Ah non pas demain, changement, mercredi matin à la première heure je pars pour Apuela.
La encore les photos arriveront un jour par voie 01esque. Je constate que la page est pratiquement intégralement couverte de hiérogliphes maintenant...quel con quan même !
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Il y a 16 ans

















