mardi 2 juin 2009

Passages à Quito

Entre entrevues chez les hydrologues de l'IRD de Quito et passages au ministère des relations extérieures pour le nouveau visa j'ai eu l'occaz de visiter plusieurs fois la ville.
Eh oui, nouvelle constitution oblige, ou interdit plus exactement l'ancienne technique du baroudeur qui consiste à sortir du pays et rerentrer deux jours plus tard pour avoir re-trois mois de visa.

Solanda:
Je loge chez mon amie Myriam qui vit dans un quartier de la partie Sud de la ville: Solanda.
La rue "Jota" en est le nerf principal et me fait penser, au risque de me tromper car je connais pas du tout, à la Chine. On trouve absolument de tout.

Petites assiètes de "ceviche" (soupe froide avec crevettes, poisson, poulet, citron, tomate, ognons...); des cheveux de mangue; un verre de "morocho" (boisson chaude avec choclo (type de maïs qui cuit dans l'eau bouillante fini éclaté comme du pop corn mais plein de flotte) de la farine de blé, de la canelle, du sucre et autres subtilités) avec "empañadas de verde o de viento" (beignet de banane verte ou de vent (de rien quoi)), et je parle pas du poulet qui vient frit ou au barbec et avec tous les morceaux (tout est bon dans le poulet). Ce sont aussi marchands de rue en tout genre: de viande, poisson, légumes et fruits, certains même n'ont que quelques petits poids et quatre avocats sur leur étalage de carton; vêtements; musique, films et programmes informatiques à un dollar.

Quand vient le soir on peut se laisser tenter par un petit "canelazo" (boisson chaude (...qui casse le crâne...) d'alcool de canne à sucre avec jus de fruit et canelle).
Ces mille et une spécialités embaument l'atomsphère à la nuit tombante et s'allient subtilement avec le maître incontestable des lieux: le désorde.

Pour l'anecdote tous les soirs il y a un type qui vends des sucreries dans le coffre de sa bagnole, garée à l'angle d'une rue, à côté d'un poteau électrique...un petit fil discret qui descent dudit poteau pour l'illumination de son étalage !

Le quartier s'étend de part et d'autre de cette rue en une sorte de labirynthe de petites rues et allées, de "passages secrets" selon les Myri, débouchant sur des terrains de volley et autres petites places toutes identiques, confinés au milieux d'immeubles à 3 étages. Loin de là l'image du quartier à l'anglaise...d'un endroit à l'autre le style est le même à un milliard de détails près à prendre en compte pour pas se paumer.


Surprise Myri !

Erika (Maria) et Juan Carlo (Sartain...)



La basilique de Quito, construite dans les années 90

Depuis la tour de la basilique...

...pil poil en face du Panecillo (vue vers le sud). La petite coline la bas avec une reproduction de la vierge du livre de l'apocalyspe...

Et le Nord. C'est immense cte ville. pourtant c'est plus petit que Bogota.

Petite visite de la garderie de Susy. Je dis bien sa garderie car c'est son projet avec deux copains.

Le volcan pichincha, objectif du jour....enfin en téléphérique, faut pas pousser !

Ouf, c'était dur ! Enfin pour Susy les oeufs ont été une rude épreuve, alors paye la grimace quand je lui ai dit que chez nous on les prends 10 fois par jour quand on va au ski....







Voila ce que ca donne après une soirée un peu arrosée. En fait là on attend sur le trottoir devant chez Myri, que ça aille un peu mieux avant de rentrer...2h du mat, les parents kiffent pas beaucoup, même à 26 ans...(de quoi on se plaint ?!)

Puis lendemain matin, direction le ministère, ca y est je vais enfin avoir mon visa de trois mois ! Moyennant 230 dolars, de longues heures d'attente avec Shakira à la télé et trois allers-retours à Quito ! Suprise j'ai quatre mois de visa.

Petite virée en images du côté de San Pablo

San Pablo c'est une petite lagune (2 km de diamètre) pas tr`s loin d'Otavalo. On peut y aller à pied depuis Otavalo moyennant 1h30 de marche en suivant une petite route pavée de pierres et en passant par la cascade de Peguche.
Je me lance dans une virée avec étape champêtre solitaire, histoire d'aller étrainer l'étanchéité de mon nouvel investissement....
Zappe Pegche car payant et trombes d'eau comme un troupeau de vaches qui pissent toutent en même temps.


Séchage à la bougie des documents (demande de visa, passeport....) après mégagrossepluie qui traverse le gore tex.

Bercé par la fiesta du village d'en face, je m'endors en apprenant les thèmes locaux ("caraguai" notamment)


Réveil à 6h du mat en face de l'Imbaburra qui se couvre en 30 minutes pour laisser place à une matinée laiteuse.





Le-dit lac


Ce côté du lac est une sorte de village de 4 km de long sans grande attraction nautique...


Je décide donc de m'en éloigner un peu, montant sur les flancs de l'Imbabura pour avoir de la vue (et éventuellement chercher le deuxième chemin qui gravit le volcan pour une future sortie, au vrai sommet cette fois-ci)


Petite bute sympathique qui donne vue sur le village de San Pablo.....

...sur des petites suprises artistiques naturelles

Et ... sur le lac évidemment

Ciao ciao San Pablo, un gusto et à bientôt !

vendredi 22 mai 2009

Algo de trabajo...

Eh oui, ici je suis pas au chomdû !

HidroIntag est donc une toute récente entreprise d'économie mixte portant le projet de 9 centrales hydroélectriques dans la vallée de l'Intag et autres affluents du rio Guallabamba

Pour se repérer un peu

L'idée générale de vendre du jus pour générer des ressources financières (soutenables) à réinvestir pour le développement la zone de l'Intag (13000 gugus environ) : éducation, santé, infrastructures, transport, agriculture, ... la liste est longue.
En gros c'est écolo, ça crée du boulot, ca fout dehors les mines et ca ressoude la société, le tout c'est d'en parler.
Et cela consiste à trouver des alliés pour les études et les futurs travaux et proposer aux communautés campagnardes de s'approprier le projet : resencer les personnes qui souhaitent étudier pour se former aux métiers relatifs uax centrales hydro (construction, maintenance, ...), s'organiser pour ensuite pouvoir proposer des projets utilisant les ressources de la vente d'électricité.
C'est un travail fastidieux...ici les gens habitent en communautés parsemées jusqu'au fin fond des pistes cabossées et même plus loin encore, à pied. Le niveau d'éducation n'est pas toujours très élevé si bien qu'expliquer un projet d'une telle envergure relève du talent et de la patience, du rêve même, celui qu'il faut écrire tous les matins au réveil pour ne pas l'oublier, plongé dans culture jeune etvivace mais un poil hasardeuse et désordonnée comme la selva verdoyante de cette valée.

Voila ce que signifie il faut en parler (Socializacion)

Et puis les gens eh bien c'est comme chez nous: les idées de l'un ne collent pas avec celles de l'autre, l'un (ou l'autre) propose, l'autre (ou l'un) n'ose pas, ni ne tente celle de l'un (...). Alors si c'est vrai entre deux personnes, quel bordel dans une société ! Le changement, ou la rétiscence qu'on lui oppose doit faire partie du genre humain...

Quelqu'un s'occupe du projet, tout en le rêvant, Denis, mon chef, seul employé de l'entreprise qui pour l'instant vit grâce aux budgets et aides des ONG et de la CCAS (comité d'entreprise d'EDF).

A l'intérieur de tout ce shmilblick, mon boulot c'est commencer une campagne de mesures des débits des rios sur lesquels une centrale est en projet (9) ce qui rentre dans la banane de la science de l'eau, soit l'hydrologie.
L'idée est d'instaler des règles sur 5 des rios, de former un lecteur de niveau biquotidien habitant pas trop loin et en parallèle de faire des mesures de débit pour connaître la loi hauteur-débit.
Pour ceux qui connaissent, commencer des mesures aujourd'hui pour dimensionner des ouvrages risque de donner des suprises à la première crue du rio. Le fait est qu'il pas pas d'avant pour ces petits rios. Par contre les chercheurs (français) hydo de l'IRD de Quito ont grosso-modo une modélisation basée sur des données plus ou moins vieilles (20-30ans) du bassin versant du rio Esmeraldas (en surface un dixième de l'Equateur tout entier) au niveau global, soit à l'exutoire (pluvio sur le bassin-débit du rio en sortie). Nos mesures vont aider aux chercheurs à caler un modèle au niveau local. Le but est donc les résultats pour obtenir des données certes fictives mais plus anciennes. Collaboration ou chacun y trouve son compte.
Le deuxième but est aussi à terme de suivre l'évolution hidrologique et chimique du coin pour pouvoir mesurer les impacts de reforestation, de l'agriculture, ... et pourquoi pas du changement climatique ?!

La fine équipe va poser une règle (enfin là une réglette...) et mesurer le débit du río.
Pour info celui là c'était 7 m3/s ! Eh ben ca brasse ! De l'eau jusqu'au nombril, sans la corde c'est rafting jusqu'au pacifique !

Le budget est pas gros (500 dolars). Un chercheur de l'IRD de Quito nous a aidé pour l'instalation de quelques règles, et nous prête un appareil servant aux mesures de débit, un micromoulinet (la chose coute plus de 2000 dolars, budget que nous n'avons évidemment pas).

Avec ces données de départ je commence mon boulot. Deux difficultés. Le moyen de transport, pas de moto disponible. Ca se règle au bout d'un mois et demi. Un mois et demi de marche à pied, et pour aller au rio c'est long...
La solitude, car il faut être au moins deux pour faire une mesure. Pas de budget pour payer un gars qui vienne et ici, pas de volontaire, enfin pas beaucoup....
Bref, avec un record de 10 mesures en trois mois, je me rends compte que ce n'est pas la bonne approche.

Formation pratique à l'utilisation du micromoulinet.


Un petit volontaire gringo (un vrai cte fois) qui m'a filé un coup de main, super enthousiaste d'avoir quelque chose à faire. Eh oui, un stage pratique de trois semaine dans ce coin ca veut pas dire grand chose...

Pas de moyen signifie formation. Je m'explique. Une alternative durable à ce petit projet dans le projet serait de former une petite équipe locale, composée de membre de chaque recoin pour qu'il puissent faire les mesures. La formation, ca coûte pratiquement rien (le formateur est volontaire !)
Un premier niveau de formation perttrait d'élever l'attention sur le projet (ah tiens y a peut être du boulot...) et de peser plus lourd quand il s'agira de demander des sous pour payer les mesureurs ou faire une deuxième formation.
Du coup je me suis lancé là dedans. Ca fait déjà un mois et demi que je suis dessus. Le temps ne me fait pas peur sachant le rythme ici. Ca va doucement et mon chef me dis que ca y va surement...
Bon la c'est la ligne droite alors, c'est pour le 15 juin et à priori toute la semaine dans chaque recoin. Des tonnes d'invitations à "envoyer", soit faire le facteur, et un problème à résoudre, trouver un micromoulinet, car celui qu'on nous a prêté eh ben il est reparti !
Confiance confiance ...

Disons qu'à un petit mois de la fin je peux commencer à reculer un peu.
5 mois c'est court ! Surtout ici et en apprenant l'espagnol en même temps, car la langue c'est le nerf (enfin après les thunes mais y en a pas !) et au début c'était super dur.
J'en ai appris beaucoup sur plein de trucs, eh oui faut être succins parce que là y en à déjà une bonne tartine !
En deux mots, super intéressant de gérer un projet technique (si petit soit-il) tout seul. Car le chef, n'est pas technique, il connaît très bien l'objectif mais le reste c'était à mettre en place.
J'ai compris en direct live l'intérêt de faire l'inventaire des besoins et des moyens, et puis à me débrouiller avec ce qu'il y a aussi !
Le difficile était que je n'avais pas idée de ce que j'allais faire avant d'arriver et j'ai du me lancer direct en oubliant un peu de réfléchir !


Pour finir, je me suis rendu compte que très tard d'une chose essentielle pour moi petit français formaté au rythme 5-2 qu'ici la notion de travail est vraiment différente.
J'ai besoin de contacter des gens de partout pour organiser la formation hydrologie, en milieu rural et travaillant pour un projet agissant sur une région de pus de 700 km carrés avec un système de communication n'est pas le notre.
Dans les villages il y a quelques téléphones, et certaines communautés n'en ont pas. Bref c'est différent, les personnes qui veulent bien m'aider à faire passer les messages (présidents de communautés, membres d'associations...) oublient régulièrement...
Tout cela fait que le temps lui-même est une notion super floue, et les premiers perturbés sont les week end !

Après deux mois sans pratiquement avoir bougé d'ici (zone de Intag) je suis allé à Quito (aux alentours du 15 avril) pour une petite visite aux hydrologues de l'IRD (Institut de Recherche et de Développement).
Je suis ensuite retourné plus régulièrement à Quito pour les démarches de renouvellement de visa. Une semaine chez Saul, mon coloc d'Apuela (ingénieur en microbiologie du sol qui travaille pour l'amélioration des cultures de café (Bio)), suivi de deux autres séries trois jours chez mon amie Myriam (Myri à terminé ses études en administration des entreprises à Apuela. On en a profité pour se connaître et devenir amis).

Conclusion, depuis ce temps là j'ai pris goût à utililiser mes week-end même si j'ai pas pu voir untel ou autretel... ca ralenti pas tant le projet et c'est vital !

jeudi 21 mai 2009

Chicos de la Universidad

Consorsio Toisán

Le bureau, avec Eric, ingénieur français arrivé en février avec Gaelle et la petite Agathe

Apuela, centre du monde ! En fait le Consorsio Toisan a un accord avec l'Université Centrale de l'Equateur...je fais la connaissance de 10 étudiants en administration des entreprises en stage "rural". Trois travaillent aussi à HidroIntag.
Ils habitent ici depuis sept mois, soit il reste un mois pour finir, ce qui fait qu'on a pas beaucoup bossé ensemble (rapport oblige).
En revanche après le boulot y a le soir et le soir c'est grande bouffe dans la méga coloc de huit en plein Apuela. Pour un trou de balle du monde....

Un mois super chevere comme on dit ici.

Myri

Yolanda et Christian (collègue de HidroIntag pour 1 mois)

Paulina, troisième collègue, curant le nez notre fétiche local

La petite troupe visitant la famille de Rebecca à une petite demi heure de marche d'Apuela dans une finca de café, yuca (manioc), banane (ce qu'on appelle banane chez nous c'est un type parmi une bonne centaine), ananas, granadillas, tomates .... des trucs trop bon quoi

Et puis pour finir le mois, une petite séance de coupage de tifs, par Daniela, fille de coiffeuse

mercredi 20 mai 2009

a los tiempos, no ?

Hola con todos !

Je reprends mon clavier pour vous conter en quelques lignes et photos un bout de trois mois et demi d'Apuela et autres aventures equtoriennes.

A l'heure où je me surprends à penser à la suite du voyage cette page sonne comme une restrospective. Bon aller, planquons dans un coin cette mélancolie !

C'est parti ! Le 12 février, 12h00 du matin, arrivée à Apuela après trois heures de bus sautillantes d'allégresse et quelques ravins bien ravineux....
En gros, un trou de balle du monde superbement fleuri !



Avec un peu de hauteur (rio Intag et peña Gualiman)





Petite communauté las haut sur la coline

Je révise immédiatement mon jugement en découvrant le Consorsio Toisan, que je m'apprête à occuper pour 5 mois. C'est une organisation qui en fédère quatre autres : AACRI (Association des Caféiculteurs Rio Intag), les écolos DECOIN (Défence et conservation de l'Intag), Coordinadora de mujeres (regroupements de communautés féminines artisanes de la région (bijoux, sacs, ...)), Talleres de gran valle (regroupements d'artisans de la partie la plus basse, à l'ouest de la région).
Précisons que l'Intag c'est le rio qui coule par ici et que la région se définit pour une grande partie par son bassin versant (vallée de l'Intag).

Je découvre tranquilement ce tissus organisationel depuis la pointe de son chapeau, tout en prenant place dans le cinquième projet de la région : HidroIntag.
Tout neuf, tout frais, le projet sort d'une idée extremement simple : pour convaincre l'Etat d'arrêter le carnage des entreprises minières internationales dans ces paysages autant magnifiques qu'importants pour notre planète, proposons un projet d'ampleur économique comparable à celui d'une mine d'or....
L'idée est donc d'implanter des petites centrales hidroélectriques sur les torrents affluents de l'Intag et sur l'Intag lui même. Augmenter l'indépendance énergétique du pays, et par le biais d'un projet communautaire, apporter un fond d'investissement pour la vallée de l'Intag elle même, issu de la vente de l'énergie.
Projet pensé, étudié et conduit soutenable...

Me voilà donc dans cette région, la réalité locale, ce petit coin rural, encore loin de l'influence d'aucun système de dépendance sociale, mais de son propre jardin !
Il ne reste qu'à construire un modèle durable sans parler de conversion, sans céder son pouvoir d'achat ou je ne sais quel autre indicateur statistique...

Terrain vierge, mais pas un jeu pour gringos asoiffés de puissance.
Idéalisation d'un jeune voyageur plein de rêves...

vendredi 13 février 2009

ECUADOR

Je zappe le voyage, juste je recroise des déjà croisées. Oui j'ai l'impression de ne rencontrer que des femmes, la plupart très charmantes (sans utiliser les mots d'un autre language !) ! Le comble c'est que je ne fais que les rencontrer, une, deux, trois fois (plus rare), sans suite possible, mais pourtant bien imaginée... bon je m'égare un peu... mais il faut de tout pour faire... un homme... et d'ailleurs il y a des manques.

Après ce scoop bien gras revenons-en à la réalité, elle se situe maintenant dans la petite ville équatorienne d'Otavalo. Encerclée par une région grandiose : deux volcans, des dizaines de lacs et de vallées florissantes comme celle où je me rendrai dans trois jours.

C'est vendredi. Demain la marché occupera les trois quart de la ville me confirme-on (Le routard (cette fois-ci) n'a pas manqué d'en parler).
En effet, super ce marché, on y vend du haricot vert aux tissus de toutes formes en laine de lama en passant par les instruments de musique locaux, notamment le Kena, petite flute locale. J'ai eu l'occasion d'essayer celle d'un voyageur à Bogota, ca a pas l'air trop dur, c'est léger, ce coûte pas cher, et surtout ca sonne vraiment bien.
J'ai aussi besoin d'un pull. J'ai perdu mon unique dans un bus...sensation de déjà vu que je n'ai pas perdue !
Mon nouveau pull dépassera en revanche de mille points toutes les caractéristiques de l'ancien, sauf son prix. Je le négocie jusqu'à une valeur qui me semble correcte, je ne peux pas dire bien ou pas j'ai pas de référence sauf qu'il était à 22 et que je l'ai eu à 15 (dollars).

Deuxième jour dans le coin, lac de Cuicocha, sorte d'immense cratère au pied du volcan Cotacachi. C'est super, je rencontre un américain (Jim) dans le bus, puis nous faisons une coalition pour prendre le 4*4 qui va au lac avec un couple de québéquois (Stéphane et Mélanie) et un autres d'allemands (ben eux ché pas...).
Le grand classique ici, c'est le tour du lac, mais attention, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (face au lac à partir des restaus) s'il vous plaît ! Comprend pas pourquoi....comme l'américain et les québéquois. On fait équipe dans l'autre sens....
Eh ben ils avaient raison, ou alors on avait envie de changer du grand classique, je sais pas. toujours est-il qu'on commence par une route qui s'éloigne un peu du lac pour normalement le rejoindre. Nous on s'est éloignés....je passe les détails, sauf qu'on a fait un tour de 4h en 8.
Cela dit c'était super classe, on a bien ri en plus.

Stéphane à longtemps bossé pour des études d'impact écologique de centrales hydro au Québec et Mélanie est géologue et ingénieuse en mécanique géologique, bien trouvé ! Et même au delà, on s'est super bien entendus, jusqu'au point de continuer l'équipée pour le lendemain : Volcan Imbaburra !

Deuxième périple aux altitudes qui rendent somnambule et donnent l'air un peu teubé. Ils étaient pas trop acclimatés encore et peinaient un peu pour monter, j'avoue que je n'ai pas été aussi fluide que la dernière fois. Pas plus de dénivelée, mais celui-ci est vraiment très raide, et pour atteindre le vrai sommet, il faut redescendre sur une mini arête pleine de risques de tomber (eh oui il y a deux flaises en une), traverser un moment et rattaquer à crapahuter entre sentier et cailloux. Bref, vous aurez compris qu'on s'arrête au faux sommet, celui qui fait 4500 et pas 4600...content quand même de l'effort fourni, affamés, et pas trop décus car comme la première fois on nage dans le yahourt.

Le soir on fête ca au restau Mexicain, on est fatigués, mais bonne ambiance, le québéquois j'aime bien ca, ca me fait rire, et puis ils utilisent plein de mots qui changent de ceux qu'utilise Sylvain (mon psy de des fois). Connaissez le Tuque, les Pôles (le bonnet, les bâtons).
Je suis accueilli au Québec quand je veux et accueille Steph et Mél quand ils veulent !
J'y songerai, je pense aue ce me tenterai bien le québec !
C'était bien de la balle ces deux jours de marche.

A y est, demain je rencontre Denis Laporta, coordinateur de HidroIntag. Ah non pas demain, changement, mercredi matin à la première heure je pars pour Apuela.

La encore les photos arriveront un jour par voie 01esque. Je constate que la page est pratiquement intégralement couverte de hiérogliphes maintenant...quel con quan même !

samedi 7 février 2009

San Augustin

Ouah, je prend du retard....c'est depuis l'Equateur et maintenant depuis le travail qui a commencé il y a deux jours que je vous raconte mes derniers jours de vacances. Il est possible que vous y sentiez un petit air de nostalgie !
Pour situer, ca remonte aux 3/4/5 févrire je crois


L'après parc naturel est un retour progressif à la civilisation. Cela commence naturellement par le transport, soit cinq heures de bus pour 100km, je vous laisse imaginer les aspérités de la piste qui justifient tout ce temps. Je tiens à préciser que si chez nous les places du fond sont convoitées par les petits collégiens, ici elle sont à banir, ma tête incrustée au plafond que c'est vrai !

San Augustin est donc un village touristique perdu au milieu d'un magnifique nul part. On notera sa concentration en statues de pierre, reliques d'une société au destin funeste qui respectait ses morts en leur édifiant des tombeaux gardés par ces divinités massives aux dents acérées et souriantes.

J'arrive ici par le bus de 15h30, enfin au croisement d'à côté, je monte dans le taxi qu'on m'a réservé exprés. Le taxi me pose à la "tourist imformations"....là j'avais préparé mon coup, je demande le camping. Je n'ai pas de tente mais je pense qu'il y a une chambre au camping depuis que j'ai mélangé deux paragraphes de la rubrique "hostals" de mon Loneley Planet. Toujours est-il que mon bluff involontaire marche bien. Je me trouve la chambre la moins chère de la ville, la plus spartiate mais la plus tranquille, dans le bâtiment des douches. Précisons que à part 4 campeurs seules les vaches du proprio utilisent la pelouse !
Donc au passage je rencontre quatre campeurs, un couple d'allemande-Suisseallemand et un autre de colombiens.

Je prend le service rendu par le gars de l'office du tourisme (privée bien sûr) comme un excès de bonne volonté... pas si vite ! Plus tard il se fait des petites excursions jusqu'au camping spécialement pour me proposer la dernière place d'un "Jeep tour" avec 30% de réduc, ou un tour à cheval, .... Bon c'est normal, c'est le tourisme, mais j'ai pas d'sous (j'ai l'portefeuille qui p... avec tout ces transports et hotels à trois fois rien qui finissent par coûter) alors je lui dit non merci. Je me fais mon petit programme sur deux jours comme suit.

En touriste moyen, je commence par le parc archéologique, je prend mon temps, je savoure, c'est très impressionnant. Ce sont d'immenses plâteformes (mesitas) de roche complètement nivelées à la sueur de nos tailleurs préhistoriques. Sont creusés de simples tombeaux aux formes très euclidiennes (plans inclinés, angles, angles droits...) et dressés des monticules de terre, abritant quelque notable ou dirigeant et sa famille, gardés par ce qui en photo sont devenus des clichés (!) mais en vrai sont... En plus manquent les couleurs d'époques je crois.

On peut profiter de la même (pré)histoire mais diluée au fil des sentiers équestres autour du village. Le lendemain, je fais équipe avec les allemands, grand soleil. Tous d'accord sur la supérioté (objective) de ce mode de découverte jusqu'à ce que se présentent un petit sentier boueux et un petit américain aventureux....Après quelques pas trop profonds le couple préfère ne pas tenter et rentrer tranquillement, tandis que je me fais un nouvel équipier. Objectif la dernière mesita de la ballade.

Pas de suspens, pas de tombeau. En revanche on débouche sur un champ de canne à sucre, duquel nous ôtons un exemplaire, pour goûter. Délicieux ! Un bambou plein de fibres et d'un jus absolument divin (je déconne pas). Je me rend compte que ca fait presque un mois que je bois mon café avec du sucre. Qu'il est bon ce sucre !
Finalement trois plantes y sont passées pour les provisions.

De cannes à sucre en mûres sauvages ou en tomates de arbol (tomate sucrée) on retrouve notre chemin et même un 4*4 pour le village, on passe sous le nez des allemands en sueur (re ñark ñark ñark).

J'invite David à venir manger au camping. Au menu : riz en sauce tomates (...) cuisiné au feu de bois, complété de la guacamole de notre hôte américano-mexicain. Très bonne soirée à refaire le monde en anglais en se racontant nos petites vies tranquilles face à l'immensité problématique....et puis on rigole aussi !

(toujours pas de photo, j'en attend quelques unes par mail au fil de mes rencontres)

Popayan, parque naturel Puracé

Hola todos,

Je me décide enfin à partir de Bogota pour rejoindre la nature verdoyanye dudit parc.
Au passage je passe une nuit étape à Popayan, la précédente nuit correspondant aux 12h de bus...
Bref petite ville bien sympathique ou il n'y a pas grans chose à faire à par le marché et regarder les grans travaux de la place de la mairie.
Je rencontre trois voyageuses dont une me parle du volcan que je comptais gravir, mes véléités n'en sont que renforcées de savoir que c'est à la portée du moindre touriste !

Le petit monticule d'à côté est tout à fait idéal pour prendre quelaue photos et déambuler d'une journée de sieste !