mardi 2 juin 2009

Passages à Quito

Entre entrevues chez les hydrologues de l'IRD de Quito et passages au ministère des relations extérieures pour le nouveau visa j'ai eu l'occaz de visiter plusieurs fois la ville.
Eh oui, nouvelle constitution oblige, ou interdit plus exactement l'ancienne technique du baroudeur qui consiste à sortir du pays et rerentrer deux jours plus tard pour avoir re-trois mois de visa.

Solanda:
Je loge chez mon amie Myriam qui vit dans un quartier de la partie Sud de la ville: Solanda.
La rue "Jota" en est le nerf principal et me fait penser, au risque de me tromper car je connais pas du tout, à la Chine. On trouve absolument de tout.

Petites assiètes de "ceviche" (soupe froide avec crevettes, poisson, poulet, citron, tomate, ognons...); des cheveux de mangue; un verre de "morocho" (boisson chaude avec choclo (type de maïs qui cuit dans l'eau bouillante fini éclaté comme du pop corn mais plein de flotte) de la farine de blé, de la canelle, du sucre et autres subtilités) avec "empañadas de verde o de viento" (beignet de banane verte ou de vent (de rien quoi)), et je parle pas du poulet qui vient frit ou au barbec et avec tous les morceaux (tout est bon dans le poulet). Ce sont aussi marchands de rue en tout genre: de viande, poisson, légumes et fruits, certains même n'ont que quelques petits poids et quatre avocats sur leur étalage de carton; vêtements; musique, films et programmes informatiques à un dollar.

Quand vient le soir on peut se laisser tenter par un petit "canelazo" (boisson chaude (...qui casse le crâne...) d'alcool de canne à sucre avec jus de fruit et canelle).
Ces mille et une spécialités embaument l'atomsphère à la nuit tombante et s'allient subtilement avec le maître incontestable des lieux: le désorde.

Pour l'anecdote tous les soirs il y a un type qui vends des sucreries dans le coffre de sa bagnole, garée à l'angle d'une rue, à côté d'un poteau électrique...un petit fil discret qui descent dudit poteau pour l'illumination de son étalage !

Le quartier s'étend de part et d'autre de cette rue en une sorte de labirynthe de petites rues et allées, de "passages secrets" selon les Myri, débouchant sur des terrains de volley et autres petites places toutes identiques, confinés au milieux d'immeubles à 3 étages. Loin de là l'image du quartier à l'anglaise...d'un endroit à l'autre le style est le même à un milliard de détails près à prendre en compte pour pas se paumer.


Surprise Myri !

Erika (Maria) et Juan Carlo (Sartain...)



La basilique de Quito, construite dans les années 90

Depuis la tour de la basilique...

...pil poil en face du Panecillo (vue vers le sud). La petite coline la bas avec une reproduction de la vierge du livre de l'apocalyspe...

Et le Nord. C'est immense cte ville. pourtant c'est plus petit que Bogota.

Petite visite de la garderie de Susy. Je dis bien sa garderie car c'est son projet avec deux copains.

Le volcan pichincha, objectif du jour....enfin en téléphérique, faut pas pousser !

Ouf, c'était dur ! Enfin pour Susy les oeufs ont été une rude épreuve, alors paye la grimace quand je lui ai dit que chez nous on les prends 10 fois par jour quand on va au ski....







Voila ce que ca donne après une soirée un peu arrosée. En fait là on attend sur le trottoir devant chez Myri, que ça aille un peu mieux avant de rentrer...2h du mat, les parents kiffent pas beaucoup, même à 26 ans...(de quoi on se plaint ?!)

Puis lendemain matin, direction le ministère, ca y est je vais enfin avoir mon visa de trois mois ! Moyennant 230 dolars, de longues heures d'attente avec Shakira à la télé et trois allers-retours à Quito ! Suprise j'ai quatre mois de visa.

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