Une nuit dans le bus. 5h dut mat, le jour se pointe, gare routière en pleine effervescence. Il y a des petits côtés Kusturika . certains transportent leurs poules, oeufs, légumes, tandis que d'autres sont en smoking et malette noire.





15/01 : centre ville, la Candelaria
Museo del oro :





Bref, je vous epargne les longs commentaires du musée, surtout traduits par mon espagnol de 5 jours.
En gros : de l'or brut, en feuilles ou massif au debut (-2000), des alliages or-cuivre-argent ensuite... Le prestige n'est pas lié à l'armure portée mais aux vêtements dorés.
Et puis surtout c'est vraiment très beau.
Plaza de Bolivar :
Centre ville colonial, on retrouve sur cette place la cathédrale, le parlement, le palais de justice.
Il me manque une photo ou deux ... remédierai à ca, surtout que c'est le quartier à touriste, et je suis un bon touriste !
Le soir, première rencontre avec le milieu étudiant de l'université Los Andes avec Lina (intercambia à Gre à la fac de droit, copine d'Antoine et fan des piénus depuis les Berthoms 2) et ses potes, eux-mêmes accompagnés de más más étudiants francais et allemands, prêts pour un semestre Bogotan, et comme moi tout juste sortis de l'avion. L'écrasante majorité vient d'écoles de commerces (Toulouse, Nancy, Maastricht).
C'est les Happy hours, on se fait des 1/2 litres de cerveza à 4700 pesos (1.7E), les plus cher que j'ai payé pour l'instant ! La tablée s'agrandit vite, nous sommes bientôt 15 muchachos équirépartis entre bogotans, francais, allemands, avec deux originaux bolivien et mexicain.
S'en suivent des conversations dont je laisse à vos imaginations la liberté d'en ouïre les sonorités. En substance : une succession de présentations mellée à des thèmes plus pratiques relatifs aux premiéres expriences des uns dans cette immense capitale associées à celles plus aguairies de nos hôtes.
Lendemain et surlendemain je me rend compte que nos traditionnels Berthoms de 6h suivis de fêtes dans les colocs étudiantes ont leurs stricts équivalents ici.
Je ressens pour la première fois de ma vie, et j'avoue ma note de déception, qu'avions, cargos, et camions, buisness, internet et politiques ne sont que la suite des trois caravelles et de Cristophe Colomb.
Mon bref petit passage mélancolique se diffuse, l'enthousiasme de retour, j'ai trouvé de la compagnie pour aller visiter un peu les allentours de la ville !
1h30 d'attente pour un taxi, on en est á l'étape "métro", non merci, j'ai le temps, je vais petit déjeuner dans un café en attendant le "boulot", menu buñelo + café tinto.
Je remarque une demoiselle á l'allure nette de voyageuse européenne : pantalon roots, cheveux dorés en pétard. Un autre signe qui ne trompe pas : le sac de rando Millet. Je la salue dans un espagnol aussi francais qu'elle.
Julie, baroudeuse solitaire, s'est donné 8 mois pour parcourir ce continent clairsemé de connaissances. Elle me conte quelques aventures de ses 2 mois passés : Rio de Janero et trips en montagne improvisés. Là elle se rend sur la côte caraïbes, vers Santa Martha près de l'idyllique parc national Tayrona (cocotiers, sable blanc, eau turquoise) pour voir un pote.
L'équateur fait partie de son voyage future, à suivre.
Je me rend au bureau d'Ernesto, où l'on a convenu d'un petit briefing sur la ville et de me chercher une auberge.
Affaire très vite réglée ! Sa soeur me propose une chambre chez une amie pour 15000 pesos/nuit, adjugé !
Mon séjour se transforme en une sorte de coloc, chez Isa, pas maître de Yoga ni ex-habitante du paradis de la côte Andalouse, mais au demeurant super sympa !
Elle fait du desing de documents de communication (...), en travailleuse indépendante, elle bosse taquet, a en figer d'incrédulité nous autres petits francais ! Et si ce n'était que la seule, encore je comprendrais, mais je crois qu'une bonne partie de la ville vit comme ca.
Cela s'explique grosso modo par le fait qu'être employé c'est être exploité (ca va de l'employé de bureau au domestique pour riche famille Nordiste), alors les gens montent leurs affaires, louent des bureaux ou travaillent chez eux.
Un autre métier qui recrute depuis 5 ans c'est la police et l'armée. Le rapport des gens aux policiers et nettement plus chaleureux ici, il en va de même bien sûr du rapport contraire !
La colère de ce pays s'exprime bien moins entre classes sociales, et pourtant il y a du potentiel (6 non officielles mais largement officieuses) que contre la guérilla. L'habileté de la politique actuelle a été de canaliser ce sentiment : les colombiens ne veulent plus vivre dans la peur.
Je vis donc dans un grand appartement au style boisé, très vert, effet clairière junglesque aménagée. Il se situe dans un quartier résidentiel, disons modeste, d'entre Nord et Sud (aisés-moins aisés riches pauvres comme vous voulez). Les trottoirs sont construits, les facades entretenues, il y a des gens avec des chiens dans le parc, des bars, restaus, épiceries, une église en briques et de la lumière le nuit.
Je remarque une demoiselle á l'allure nette de voyageuse européenne : pantalon roots, cheveux dorés en pétard. Un autre signe qui ne trompe pas : le sac de rando Millet. Je la salue dans un espagnol aussi francais qu'elle.
Julie, baroudeuse solitaire, s'est donné 8 mois pour parcourir ce continent clairsemé de connaissances. Elle me conte quelques aventures de ses 2 mois passés : Rio de Janero et trips en montagne improvisés. Là elle se rend sur la côte caraïbes, vers Santa Martha près de l'idyllique parc national Tayrona (cocotiers, sable blanc, eau turquoise) pour voir un pote.
L'équateur fait partie de son voyage future, à suivre.
Je me rend au bureau d'Ernesto, où l'on a convenu d'un petit briefing sur la ville et de me chercher une auberge.
Affaire très vite réglée ! Sa soeur me propose une chambre chez une amie pour 15000 pesos/nuit, adjugé !
Mon séjour se transforme en une sorte de coloc, chez Isa, pas maître de Yoga ni ex-habitante du paradis de la côte Andalouse, mais au demeurant super sympa !
Elle fait du desing de documents de communication (...), en travailleuse indépendante, elle bosse taquet, a en figer d'incrédulité nous autres petits francais ! Et si ce n'était que la seule, encore je comprendrais, mais je crois qu'une bonne partie de la ville vit comme ca.
Cela s'explique grosso modo par le fait qu'être employé c'est être exploité (ca va de l'employé de bureau au domestique pour riche famille Nordiste), alors les gens montent leurs affaires, louent des bureaux ou travaillent chez eux.
Un autre métier qui recrute depuis 5 ans c'est la police et l'armée. Le rapport des gens aux policiers et nettement plus chaleureux ici, il en va de même bien sûr du rapport contraire !
La colère de ce pays s'exprime bien moins entre classes sociales, et pourtant il y a du potentiel (6 non officielles mais largement officieuses) que contre la guérilla. L'habileté de la politique actuelle a été de canaliser ce sentiment : les colombiens ne veulent plus vivre dans la peur.
Je vis donc dans un grand appartement au style boisé, très vert, effet clairière junglesque aménagée. Il se situe dans un quartier résidentiel, disons modeste, d'entre Nord et Sud (aisés-moins aisés riches pauvres comme vous voulez). Les trottoirs sont construits, les facades entretenues, il y a des gens avec des chiens dans le parc, des bars, restaus, épiceries, une église en briques et de la lumière le nuit.
Je crois que je kiffe cet appart !
15/01 : centre ville, la Candelaria
Museo del oro :
Bref, je vous epargne les longs commentaires du musée, surtout traduits par mon espagnol de 5 jours.
En gros : de l'or brut, en feuilles ou massif au debut (-2000), des alliages or-cuivre-argent ensuite... Le prestige n'est pas lié à l'armure portée mais aux vêtements dorés.
Et puis surtout c'est vraiment très beau.
Plaza de Bolivar :
Il me manque une photo ou deux ... remédierai à ca, surtout que c'est le quartier à touriste, et je suis un bon touriste !
Le soir, première rencontre avec le milieu étudiant de l'université Los Andes avec Lina (intercambia à Gre à la fac de droit, copine d'Antoine et fan des piénus depuis les Berthoms 2) et ses potes, eux-mêmes accompagnés de más más étudiants francais et allemands, prêts pour un semestre Bogotan, et comme moi tout juste sortis de l'avion. L'écrasante majorité vient d'écoles de commerces (Toulouse, Nancy, Maastricht).
C'est les Happy hours, on se fait des 1/2 litres de cerveza à 4700 pesos (1.7E), les plus cher que j'ai payé pour l'instant ! La tablée s'agrandit vite, nous sommes bientôt 15 muchachos équirépartis entre bogotans, francais, allemands, avec deux originaux bolivien et mexicain.
S'en suivent des conversations dont je laisse à vos imaginations la liberté d'en ouïre les sonorités. En substance : une succession de présentations mellée à des thèmes plus pratiques relatifs aux premiéres expriences des uns dans cette immense capitale associées à celles plus aguairies de nos hôtes.
Lendemain et surlendemain je me rend compte que nos traditionnels Berthoms de 6h suivis de fêtes dans les colocs étudiantes ont leurs stricts équivalents ici.
Je ressens pour la première fois de ma vie, et j'avoue ma note de déception, qu'avions, cargos, et camions, buisness, internet et politiques ne sont que la suite des trois caravelles et de Cristophe Colomb.
Mon bref petit passage mélancolique se diffuse, l'enthousiasme de retour, j'ai trouvé de la compagnie pour aller visiter un peu les allentours de la ville !
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